Le Zèbre sous les platanes : Première !

C’est dans la petite ville drômoise de Crest que nous avons passé le week-end du vendredi 7 au dimanche 9 août 2020. Nous y avons revu la rivière Drôme, ainsi que le haut donjon médiéval de la cité. Pour ainsi dire : « nous jouions à domicile ! »

Au programme de cette fin de semaine estivale, pas moins de six concerts étalés sur trois soirées. En effet, l’équipe du Crest Jazz, qui avait dû annuler son « grand » festival, nous avait concocté un bel événement. Nous y avons été conviés afin de le couvrir.

Le Zèbre sous les platanes, c’est le nom des festivités de ces trois jours. Il s’est donc déroulé du 7 au 9 août. Ce « mini festival » nous a accueillis dans la cour du groupe scolaire Royannez, ainsi que dans le petit stade Chandeneux.

Nous avons rejoint les lieux où le Zèbre confectionné par Gilles Rhodes, fondateur du Transe Express, nous attendait. Il n’était pas, à proprement parler, sous les platanes, non, il préférait se dorer sous le soleil crestois, comme à la plage… Sous les platanes, le jazz ! Les sièges et la scène étaient à l’ombre des hautes frondaisons des arbres.

En cette première soirée, pour déclarer l’ouverture de cette première édition, Alain Bellon, directeur du Crest Jazz, nous a fait une courte mais belle allocution. Il a présenté le Zèbre sous les platanes. Lequel a été organisé entièrement en l’espace d’un mois. Il nous a également donné le programme de la soirée.

Le concert de lancement était celui d’un saxophoniste et clarinettiste : Sylvain Rifflet a fait vibrer les vertes feuilles de la cour, ainsi que les cœurs du public, avec son projet « Troubadours » en solo.

Sylvain Rifflet au Zèbre sous les platanes

Après un court intermède, ce fut au tour de « YOU » de prendre possession de la scène et de l’assistance. Il a été orchestré par la talentueuse percussionniste originaire de la Réunion : Héloïse Divilly. Elle était accompagnée, pour l’occasion, par le guitariste Guillaume Magne et la vocaliste Isabel Sörling.

Le projet « YOU » au Zèbre sous les platanes

La nuit était depuis longtemps tombée sur la vallée quand nous rejoignîmes nos pénates afin de nous reposer un peu histoire d’attaque au mieux la deuxième soirée.

Samedi 8 août, le ciel est d’un bleu omniprésent. Le soleil darde de ses rayons Crista arnaudorum. Nous retournons à l’école afin d’apprendre une belle leçon de jazz.

C’est le « trio à deux » Junkyard Crew qui ouvre la soirée. Il s’agit des deux phénomènes Manouche « Nouchmix » Fournier et Jean « Croznight » Crozat. Un percussionniste guitariste et un tubiste percussionniste, pour simplifier. Ils ont déballé leur bric à brac fait de bric et de broc sur la scène, pour le plus grand plaisir du public. Lequel public a fait en sorte que, ce soir, on jouait à guichet fermé !

Junkyard Crew au Zèbre sous les platanes

Et là, c’est le drame ! Les personnes qui ne les connaissaient pas encore découvrent Banan’n Jug. Un quartet féminin composé de Laure Colson, Marine Fourest, Caroline Sentis et Natacha Ghaddar. Il s’agit bien d’un drame, d’un drame heureux puisque le public a été complètement conquis par le jeu de ces quatre jeunes femmes. Leurs notes se sont envolées vers le firmament pour mieux retomber dans les esprits accueillants de la foule. C’était un concert agréable, tout en force et en douceur.

Banan’n Jug au Zèbre sous les platanes

Et dans la nuit profonde, temps était venu de rentrer chez soi…

Aujourd’hui c’est dimanche ! Dernière soirée et non des moindres d’un « petit » festival bien prometteur s’il venait à se reproduire. On attaque sur les chapeaux de roue avec le Cascino Trio et son projet « From the inside out ». Le pianiste Patrick Cascino a joué avec Charly Tomas à la contrebasse et Luca Scalambrino aux percussions. Un petit moment de magie musical comme on aime à les vivre.

Le Cascino Trio au Zèbre sous les platanes

Enfin, pour conclure, nous avons eu droit à la cerise sur le gâteau avec Matthieu Cazarenc Quartet. Une envolée de plaisir pour le plus grand bonheur de tous.

Le Matthieu Chazarenc Quartet au Zèbre sous les platanes

Ainsi s’en vient la fin. La clôture d’un festival improvisé qui a su redonner goût aux passionnés de la note bleu. Il y a peu de chance que survienne un jour un second opus, ou alors, pourquoi pas ? qu’il se mue en festival d’hiver. Ainsi, nous aurions le Crest Jazz durant les fortes chaleurs et le Zèbre pour quand vient le frimas… Qui sait ? Quoiqu’il advienne, bravo à toute l’équipe des dirigeants et bénévoles de l’association Crest Jazz et à l’an prochain !

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