Encornons le torero avant qu’il nous mette à mort

Corrida - Et je verse une larme

Il paraît, si l’on en croit certains, que les festivals vont revenir, limités au plein air et avec une jauge maximale à 5 000 personnes. Autant dire que, pour cette année, nous avons peu de chance d’assister à de gros festivals. Imaginez l’Ardèche Aluna (19 000, de mémoire, et c’est loin d’être le plus grand dans la région), le postérieur posé sur une chaise et en compagnie de 4 999 autres personnes et sans possibilité de vous sustenter ou vous déshydrater puisque ni buvette ni restauration. Le tout en plein cagnard parce que, mine de rien, en extérieur, il n’y a jamais beaucoup d’ombre.

Chez Concerts Rhône-Alpes, nous avons l’impression d’assister à une corrida où la culture aurait la place du taureau et le pouvoir en place celle du torero. Après nous avoir perforé les poumons et nous avoir lancés dans l’arène, voilà qu’on nous agite une cape rose sous les yeux… Peut-être serait-il bon de charger et d’encorner le torero avant que celui-ci nous mette à mort.

Je souhaite bon courage pour cette année encore aux acteurs du monde culturel qui risquent de prendre « demain » de lourdes décisions.

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